Effets de la violence

Outre les conséquences immédiates des violences physiques, qui ne peuvent être contestées, tant elles sont visibles, il ne faut pas oublier que l’automutilation est une violence physique commise sur soi-même, avec ou non intention de nuire à autrui. Certaines personnes sont capables d’aller loin dans leur perversité et leur déséquilibre pour s’en prendre à l’autre et ne pas perdre leur contrôle et leur image.

Mais au delà de cet aspect, les conséquences ne sont pas toujours immédiates, ni même uniquement physiques. D’ailleurs, les conséquences sont même souvent interreliées, l’une induisant la suivante, par le concours d’une troisième.

Conséquences physiques immédiates : Griffures, contusions, plaies, hématomes, hémorragies (interne/externe), fractures, paralysies (partielles/totales), commotions cérébrales, arrêts cardiaques, suicides, morts.

Conséquences physiques à court, moyen et long terme : insomnies, manque d’appétit, pertes de poids, réactions cutanées, crises asthmatiques, céphalées, pertes de connaissance, maladies auto-immunes, cancer, ulcères, verrues, orgelets, tétanies, épilepsies, tachycardies, perte des dents, carries, pertes de cheveux, pertes de la vue, suicides.

Conséquences psychologiques : stress, angoisses, pertes de mémoires, perte de confiance (en soi, envers les autres), dépressions, burn-out, pertes d’autonomie, pertes de la notion de réalité, pertes de la joie de vivre, idées suicidaires, idées de meurtre, pertes de la parole, amnésies.

Conséquences sociales : rejet social par méconnaissance ou par peur de devenir une cible, rejet familial, rejet professionnel, rejet institutionnel, mise à l’écart par soi-même, pertes d’emploi, pertes de ses enfants, agressions sociales (amis, famille, collègues, enfants, institutions)

Conséquences économiques : pertes de salaire, dettes, surendettements, pertes de domiciles, pertes de bien mobiliers, pertes d’objet familiaux ou personnels (photos, albums, bijoux…), comptes bloqués.

Conséquences administratives : pertes de papiers civils, pertes de contrats ou bulletins, problèmes juridiques, problèmes administratifs, problèmes judiciaires, comptes bloqués.

(les listes sont non exhaustives et sinon voici une liste établie par le gouvernement québécois)


Nous nous attardons brièvement sur la notion d’homicide, de meurtre, d’assassinat et de suicide.

Homicide : désigne l’action de tuer un autre être humain (homme ou femme). Il peut être involontaire ou volontaire. Il peut être commis par un homme ou une femme (Code pénal, article 221 – 1). L’homicide peut survenir dans toute circonstance sociétale. On parlera d’homicide conjugal lorsque ce dernier survient justement dans le contexte conjugal.
– Meurtre : Homicide volontaire non prémédité
– Assassinat : Homicide volontaire prémédité

Suicide : désigne l’action de se donner la mort soi-même, en opposition à l’homicide.
Suicide forcé : désigne l’aboutissement des violences psychologiques exercées par la personne agresseuse sur la victime (humiliations, insultes, isolement, chantage, etc.)

(Source n°1 / Source n°2 / Source n°3)


Nota : Il est évidemment recommandé de vous rapprocher rapidement du corps médical en cas de problèmes physiques, psychologiques ou sociaux, liés à des violences domestiques. De la même manière, il est évidemment recommandé de vous rapprocher rapidement d’un juriste en cas de problèmes économiques et administratifs, liés à des violences domestiques.